Quel oiseau possède un miroir sur l’aile ?

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Le Canard colvert (Anas platyrhynchos)

Sur l’aile des canards de surface, c’est-à-dire ceux qui barbotent au lieu de plonger sous l’eau pour se nourrir, se trouve une zone rectangulaire colorée, appelée le miroir (ou encore le spéculum). Le miroir est présent chez les canards mâles, au plumage coloré, mais également chez les femelles, dont la coloration brunâtre tachée de noir continue un camouflage efficace pour couver leurs œufs dans les herbes.

Le miroir a souvent des reflets métalliques. Chez le canard colvert, il est bleu-violet bordé à l’avant et à l’arrière d’une ligne blanche. Chez d’autres espèces, comme par exemple la sarcelle d’hiver ou le canard souchet, il est d’un joli vert émeraude.

On pense que le miroir joue un rôle lorsque les canards volent en groupe : il permet à ceux qui se trouvent derrière d’anticiper les changements de direction de ceux qui les précèdent, grâce aux variations de teinte du miroir, qui apparaît noir ou coloré en fonction de l’angle sous lequel il est éclairé. Le miroir permet aussi aux canards mâles de repérer facilement une femelle de sa propre espèce, un détail que les ornithologues utilisent eux aussi pour identifier les canards femelles !

Quel oiseau se met en boule quand il fait froid ?

Rougegorge familier - European Robin - Erithacus rubecula

 Rougegorge familier (adulte)

Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

Connu de tous, ce petit oiseau des bois appartient à la famille des merles, grives, rougequeues et autres rossignols. Forestier par nature, il s’est très bien adapté à nos jardins et à nos parcs urbains, où il se montre généralement assez confiant, allant jusqu’à sautiller joyeusement au pied des passants ou des jardiniers amateurs.

L’été, quand il fait chaud, ses plumes sont plaquées contre son corps, ce qui lui donne une silhouette plutôt élancée (à gauche), mais lorsqu’il fait froid, afin de conserver la chaleur de son corps, le rougegorge gonfle son plumage, emprisonnant une couche d’air isolante sous ses plumes. Sa silhouette change alors totalement et il ressemble à une petite boule de plumes brune et orange (à droite).

Le rougegorge n’est pas le seul à se protéger ainsi du froid : tous les oiseaux qui séjournent en Europe en hiver adoptent cette technique, mais eux ne passent pas leur vie sous nos fenêtres ! Et nous-mêmes utilisons ce principe quand nous mettons une « doudoune » en duvet (ça revient à la mode !) pour aller skier, ou que nous nous réfugions bien au chaud sous une couette ou un édredon lors des froides nuits d’hiver.

 

Quel oiseau vole le plus vite ?

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 Faucon pèlerin (adulte)

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus)

Ce rapace a la réputation d’être l’oiseau le plus rapide du monde. On lui attribue des vitesses vertigineuses de 200, 300 et même 400 km/h, lorsqu’il effectue une attaque en vol piqué !

Pourtant, la plupart des mesures ayant été effectuées sur des oiseaux en vol de chasse font état de vitesses comprises « seulement » entre 130 et 185 km/h.

Et lorsqu’il vole à l’horizontale, le faucon pèlerin ne dépasse guère les 90 km/h, ce qui est finalement plus lent que le harle huppé, un canard marin mesuré à 129 km/h, et presque deux fois moins rapide que le martinet épineux américain qui atteint quant à lui la vitesse de 171 km/h.

Mais en 2005, un faucon pèlerin dressé pour la chasse a été filmé  par la National Geographic Society et enregistré à la vitesse incroyable de 389 km/h au cours d’un vertigineux vol piqué à la verticale depuis un avion !

Ce record fait définitivement du faucon pèlerin l’oiseau le plus rapide du monde !

Quel oiseau casse des noyaux de cerise avec son bec ?

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 Grosbec casse-noyaux (mâle)

Le Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes)

De la taille d’un étourneau, cet habitant des forêts de feuillus et des boisements mixtes appartient à la famille des pinsons, linottes et chardonnerets. Au printemps et en été, il n’est pas facile à voir, car il se perche le plus souvent dans le haut des arbres, où seuls ses cris stridents tsih… et métalliques pix ! signalent sa présence.

Mais en hiver, il visite volontiers les mangeoires dans les jardins pour s’y gaver de graines de tournesol. C’est l’occasion d’admirer les subtils dégradés de son plumage, où se mêlent des tons ocre, fauve, gris souris, marron et beige rosé, soulignés de blanc, de noir et de bleu-noir métallique.

Avec son puissant bec conique, il est capable de briser des graines de charme et même des noyaux de cerise ! Essayez de faire de même avec une pierre et vous aurez une idée de la force phénoménale qu’il faut pour y parvenir. Des chercheurs ont évalué entre 30 et 40 kilos la pression exercée par les mandibules du bien nommé grosbec casse-noyaux.