Quel oiseau se cache sur la photo ? (4)

Aujourd’hui, un nouveau petit jeu destiné à vous apprendre à observer : sur la photo ci-dessous se trouve une espèce d’oiseau du jardin, à vous de la repérer et de l’identifier, c’est facile ! Il suffit d’ouvrir les deux yeux !

Niveau de difficulté : débutant pour trouver et identifier l’espèce. La réponse en image un peu plus bas

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Quel oiseau se cachait sur la photo ? (4)

L’oiseau situé à gauche de l’image était très visible, mais aviez-vous remarqué le second individu qui se cachait derrière la branche, au centre de l’image ?

Que vous n’en ayez vu qu’un (je doute que vous n’ayez pas trouvé au moins celui de gauche…) ou les deux, la solution se trouve ci-dessous. Et vous les avez sans doute reconnus

Il s’agit de deux mésanges bleues (Cyanistes caeruleus), un oiseau des jardins dont j’ai évoqué il y a quelques jours le « petit béret bleu » !

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Quel oiseau a la réputation d’être moqueur ?

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 Merle noir (mâle)

Le Merle noir (Turdus merula)

Autrefois strictement forestier, le merle noir s’est rapproché des hommes et vit aujourd’hui dans les parcs et les jardins, jusqu’au cœur des grandes villes (il est même commun à Paris !). Il continue toutefois à être abondant dans les bois et les forêts de tous types, dont il affectionne les lisières.

Le chant flûté et sonore du merle est à la fois mélodieux et varié. On l’entend surtout à l’aube et au crépuscule, mais en ville, à la faveur des éclairages publics, il est fréquent que cet oiseau, qui n’est pourtant pas nocturne, chante aussi pendant la nuit.

Le qualificatif  « moqueur » qui lui est associé tient sans doute à son cri d’alarme particulier. Lorsqu’un merle est surpris, il s’envole en effet en poussant une série de cris explosifs et précipités, comparés par certains à une volée de jurons, ce qui serait à l’origine d’une autre expression : « être un grossier merle ».

Quel oiseau n’est pas un vilain petit canard ?

Mireval, HŽrault

Cygne tuberculé (mâle)

Le Cygne tuberculé (Cygnus olor)

Pourquoi dans le conte d’Andersen, le jeune cygne est-il qualifié de vilain petit canard ? Sans doute parce que le duvet des jeunes cygnes – que l’on n’appelle pas des « cygneaux », car ce terme n’existe pas… – est grisâtre et non d’un beau jaune soufre, comme celui des canetons de ferme. Une fois adulte, le Cygne tuberculé arbore un plumage entièrement blanc, mais la grâce naturelle de ce gros oiseau compense largement ce manque de couleurs !

Il est possible de différencier le cygne mâle de la femelle par la forme et la couleur de leur bec : rouge orangé surmonté d’un renflement noir (appelé « tubercule »), c’est un mâle ; rosâtre ou orange terne avec un tubercule noir peu développé, il s’agit d’une femelle. Ceci est surtout visible au printemps, pendant la reproduction, car à partir de l’été, mâle et femelle peuvent avoir un bec assez semblable.

Remarquez les grosses pattes palmées, brun-noir, qui nous indiquent que les cygnes, s’ils sont loin d’être de vilains canards, n’en sont pas moins leurs proches cousins, au même titre que les oies.

Quel oiseau plante des chênes dans nos forêts ?

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 Geai des chênes (adulte)

Le Geai des chênes (Garrulus glandarius)

Ce cousin de la pie et des corbeaux porte bien son nom, tant son existence est intimement associée au chêne. Il vit en effet dans les forêts, les bois et les bosquets de feuillus (de chênes principalement !), et dans les grands parcs de certaines villes ; il évite les massifs de conifères.

Les glands constituent près de la moitié de sa nourriture, qui compte aussi d’autres fruits secs, tels que les faînes (fruit du hêtre), les châtaignes, les noisettes et les noix, mais aussi des baies (mûres, sorbes, framboises) et des fruits pulpeux (cerises, pommes, etc.). Les végétaux représentent ainsi les trois quarts de l’alimentation du geai, que complètent insectes (hannetons, carabes, chenilles…), escargots, vers, etc.

À la belle saison, le geai a l’habitude de stocker des glands en prévision de l’hiver : il en cache dans des arbres creux, sous les feuilles mortes ou les enfouit dans le sol. L’hiver venu, il en retrouve une partie qu’il consomme, mais en oublie beaucoup… qui germent sur place. Le geai participe ainsi à la dissémination des chênes !

Une étude allemande a évalué qu’en un mois, les 65 geais d’un bois de 37 hectares avaient transporté quelque 300 000 glands jusqu’à quatre kilomètres de ce bois ! Et d’autres chercheurs ont trouvé jusqu’à 5 000 jeunes chênes par hectare dans des pinèdes situées à plusieurs kilomètres des chênaies les plus proches !

Quel oiseau venu d’Asie a envahi la France ?

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Tourterelle turque (adulte)

La Tourterelle turque (Streptopelia decaocto)

Elle fait tellement partie du paysage de nos villes et villages qu’on pourrait croire qu’elle y a toujours vécu. Pourtant avant 1950, il n’y avait pas une seule tourterelle turque en France !

Vraisemblablement originaire d’une zone d’Asie qui s’étendait de l’Afghanistan jusqu’à l’Inde, cette tourterelle s’est répandue (ou a été introduite) en Iran, avant de coloniser toute la Turquie au début du XVIIIe siècle. C’est à cette époque que son nom lui fut donné.

Deux siècles plus tard, son expansion vers l’ouest s’accéléra : en 1930, la tourterelle turque avait conquis les Balkans ; 20 ans plus tard, la première était vue dans les Vosges ; un couple nichait pour la première fois en France en 1952 (c’était en Champagne) ; et dès la fin des années 1980, cette tourterelle avait colonisé tout le territoire français. Il s’agit de l’expansion la plus spectaculaire et la plus rapide effectuée par un oiseau au cours du XXe siècle !