Quel oiseau se cachait sur la photo ? (2)

Bien qu’il soit totalement à découvert, je trouve que cet oiseau n’est pas simple à trouver tant il se confond avec son environnement. Si vous ne l’avez pas encore vu, la réponse se trouve ci-dessous. Et l’avez-vous reconnu ?

Il s’agit d’un verdier d’Europe (Carduelis chloris), reconnaissable au trait jaune qui borde son aile, à son ventre jaune-vert et à sa tête grisâtre.

Le saviez-vous ? Bien qu’ils se ressemblent, on peut différencier le verdier mâle de la femelle :
• essentiellement jaune-vert uni, dessous comme dessous, c’est un mâle,
• plus terne, avec notamment le dos lavé de brun et de vagues stries sombres dessous, c’est une femelle.

Ici, il s’agit donc de toute évidence d’une femelle !

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Quel oiseau se met en boule quand il fait froid ?

Rougegorge familier - European Robin - Erithacus rubecula

 Rougegorge familier (adulte)

Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

Connu de tous, ce petit oiseau des bois appartient à la famille des merles, grives, rougequeues et autres rossignols. Forestier par nature, il s’est très bien adapté à nos jardins et à nos parcs urbains, où il se montre généralement assez confiant, allant jusqu’à sautiller joyeusement au pied des passants ou des jardiniers amateurs.

L’été, quand il fait chaud, ses plumes sont plaquées contre son corps, ce qui lui donne une silhouette plutôt élancée (à gauche), mais lorsqu’il fait froid, afin de conserver la chaleur de son corps, le rougegorge gonfle son plumage, emprisonnant une couche d’air isolante sous ses plumes. Sa silhouette change alors totalement et il ressemble à une petite boule de plumes brune et orange (à droite).

Le rougegorge n’est pas le seul à se protéger ainsi du froid : tous les oiseaux qui séjournent en Europe en hiver adoptent cette technique, mais eux ne passent pas leur vie sous nos fenêtres ! Et nous-mêmes utilisons ce principe quand nous mettons une « doudoune » en duvet (ça revient à la mode !) pour aller skier, ou que nous nous réfugions bien au chaud sous une couette ou un édredon lors des froides nuits d’hiver.

 

Quel oiseau vole le plus vite ?

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 Faucon pèlerin (adulte)

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus)

Ce rapace a la réputation d’être l’oiseau le plus rapide du monde. On lui attribue des vitesses vertigineuses de 200, 300 et même 400 km/h, lorsqu’il effectue une attaque en vol piqué !

Pourtant, la plupart des mesures ayant été effectuées sur des oiseaux en vol de chasse font état de vitesses comprises « seulement » entre 130 et 185 km/h.

Et lorsqu’il vole à l’horizontale, le faucon pèlerin ne dépasse guère les 90 km/h, ce qui est finalement plus lent que le harle huppé, un canard marin mesuré à 129 km/h, et presque deux fois moins rapide que le martinet épineux américain qui atteint quant à lui la vitesse de 171 km/h.

Mais en 2005, un faucon pèlerin dressé pour la chasse a été filmé  par la National Geographic Society et enregistré à la vitesse incroyable de 389 km/h au cours d’un vertigineux vol piqué à la verticale depuis un avion !

Ce record fait définitivement du faucon pèlerin l’oiseau le plus rapide du monde !

Quel oiseau casse des noyaux de cerise avec son bec ?

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 Grosbec casse-noyaux (mâle)

Le Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes)

De la taille d’un étourneau, cet habitant des forêts de feuillus et des boisements mixtes appartient à la famille des pinsons, linottes et chardonnerets. Au printemps et en été, il n’est pas facile à voir, car il se perche le plus souvent dans le haut des arbres, où seuls ses cris stridents tsih… et métalliques pix ! signalent sa présence.

Mais en hiver, il visite volontiers les mangeoires dans les jardins pour s’y gaver de graines de tournesol. C’est l’occasion d’admirer les subtils dégradés de son plumage, où se mêlent des tons ocre, fauve, gris souris, marron et beige rosé, soulignés de blanc, de noir et de bleu-noir métallique.

Avec son puissant bec conique, il est capable de briser des graines de charme et même des noyaux de cerise ! Essayez de faire de même avec une pierre et vous aurez une idée de la force phénoménale qu’il faut pour y parvenir. Des chercheurs ont évalué entre 30 et 40 kilos la pression exercée par les mandibules du bien nommé grosbec casse-noyaux.

Quel oiseau agite sans cesse sa queue orange ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA  Rougequeue noir (mâle)

Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)

Ce petit oiseau de la taille d’un moineau est commun autour des maisons. Il vit dans les endroits rocheux, mais aussi dans les jardins et les villes. Il adore d’ailleurs se poser sur les toits des maisons, des garages et autres abris de jardins.

Il construit souvent son nid dans des endroits insolites : sur un râteau ou une bêche accrochée au mur du garage, sur la lampe qui éclaire la porte d’entrée de la maison ou dans une cavité de mur.

Il se nourrit d’insectes qu’il capture au sol, mais mange aussi des fruits et des graines.

Celui qui lui a donné son nom devait être daltonien, car il est plus gris que noir et sa queue n’est pas rouge mais plutôt orange, à la limite rousse !

Quel oiseau se cache sur la photo ? (1)

Aujourd’hui, je vous propose un petit jeu très simple destiné à vous apprendre à observer : sur la photo se trouve un oiseau commun (il y en aura parfois plusieurs), mais il n’est ni en gros plan ni au centre de l’image. Au contraire, il peut-être en partie caché ou s’il est bien en vue, il n’est pas au centre de l’image, se confond avec le feuillage ou apparaît assez petit…
J’ai prévu trois niveaux de difficultés : débutant, mordu et expert. Commençons par une photo facile.
La réponse en image se trouve un peu plus bas… C’est à vous de jouer !

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Quel oiseau se cachait sur la photo ? (1)

L’oiseau était plutôt facile à trouver, mais pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, la réponse se trouve ci-dessous. Et l’avez-vous reconnu ?

C’est une mésange charbonnière (Parus major), reconnaissable à sa tête noire avec les joues blanches et à son ventre jaune divisé en deux par une « cravate » noire.

Le saviez-vous ? Selon la largeur de sa « cravate », on peut déterminer le sexe d’une mésange charbonnière :
• cravate large (et ventre jaune intense), c’est un mâle,
• cravate fine (et ventre d’un jaune moins soutenu), c’est une femelle.

Ici, il s’agit donc vraisemblablement d’un mâle !

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